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Retour sur le Dimanche de la santé à Dax

Comme les années précédentes, la paroisse Saint-Paul-Saint-Vincent de Dax a proposé un temps de rencontre le samedi après-midi (8 mars) autour du thème : « Ta nuit sera lumière de midi », tiré des textes de la messe de ce dimanche (cinquième dimanche du temps ordinaire de l’année A).

Des témoignages présentés par le livret d’animation, l’équipe de préparation a retenu le mot « regard ». Elle a proposé à trois témoins de répondre à la question : « Le regard a une place importante dans les relations personnelles et collectives. Que vous a appris votre expérience professionnelle et/ou bénévole dans ce domaine ? »

Quelques échos

1- Jean-François Luquet (professeur au lycée Borda et cofondateur de l’association « Une école, un toit, des papiers -Pays dacquois).

L’association accompagne vers la régularisation administrative des familles déboutées du droit d’asile, ayant des enfants à charge, scolarisés dans les écoles, collèges et lycées de l’agglomération dacquoise. L’enfant est protégé par la convention des droits de l’enfant de Genève. Aujourd’hui l’association accompagne 3 familles (11 personnes).

Il explique l’accompagnement au niveau de la santé (PUMA, AME, etc…), signale l’existence d’un pôle d’accès à la santé (PAS) pour les personnes en situation de précarité à l’hôpital de Dax, constate que la solidarité fonctionne bien localement.

Les problèmes de santé des personnes accompagnées sont principalement d’ordre psychologique et psychique du fait de leur situation de migrant, ce qui nécessite une écoute spécifique. La difficulté ou l’impossibilité de se projeter dans un avenir finit par créer différents troubles.

« On regarde mais on ne voit pas. Pas toujours. Pas toujours bien. »

2- Sylvie Dubois (aide-soignante au centre de gériatrie du Lanot)

– Si le regard sur l’autre est important, le regard sur soi ne l’est pas moins.

– Mon regard se porte sur une personne qui se caractérise par une identité (un nom) et non une maladie ou un numéro de chambre.

– L’expression des regards dans certaines situations permet à la personne soignée de s’ouvrir sur des questions existentielles, telle la peur de mourir.

Ne pas se limiter à « balayer » du regard la personne qui attend beaucoup de la relation. Le balai, c’est pour la poussière.

3- Anne-Marie Rodière (Secours catholique)

– Accueillir avec un sourire inspire la confiance, surtout s’il est gratuit et sans jugement.

– Si tu me fais confiance, je peux faire peut-être quelque chose.

– Tu as voulu me changer, tu n’as jamais voulu me rencontrer.

– Donner du temps, c’est dire à la personne qu’elle est importante.

– La courtoisie permet de briser l’indifférence et favorise la cohésion.

– La peur ferme la rencontre.

« Regarder, c’est souvent dévisager. Pourquoi ne pas l’envisager ? » (Ainsi, reconnaître l’autre dans son savoir-faire).

Sœur Emmanuelle : « Regarder l’autre, l’écouter, lui sourire, s’intéresser à lui, d’après moi c’est le commencement de l’être humain. »

Brigitte – J’habite en bas de chez vous – Une femme SDF témoigne – éd. Oh ! Éditions

4- Le docteur Henri Rodière était invité à porter un regard « anthropologique »

– La relation est comme le savoir, cela n’est jamais acquis.

– La précarité est comme la maladie : un sentiment de vie contrariée, une atteinte sur le présent et sur le futur. Ma relation au monde est devenue vulnérable. Elles me font entrer dans un monde autrement. Cette vulnérabilité, de la naissance à la mort, vient questionner ma compréhension de ma croissance, de mon autonomie.

– Le soin n’est jamais une simple réparation. Il fait passer d’une contrainte à une autre.

– Accompagner, c’est projeter sa capacité à devenir. La vieillesse ne réduit pas la dignité de l’être humain.

Avoir un regard du possible pour permettre à des morceaux de vie de se réaliser.

– Un danger : estimer avoir raison à moi tout seul, avoir la maîtrise sur une personne par le soin.

– Conjuguer les contraires : affirmer et douter.

– Être en relation ne se décrète pas mais se vit et transforme. La « bonne » distance n’empêche pas de s’engager mais de ne pas être submergé par les affects.

Après un temps d’échange avec les intervenants, un temps de convivialité a suivi avant la célébration de l’eucharistie.

 

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